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[écris un article sur TRIBAL]
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Dour - Day 3: Chronique à l'étuvée publié le 18/07/2006 par Laurent (28 ans) Records battus à Dour en ce samedi 15 juillet. Record de chaleur tout d'abord, puisque sous un ciel azur, le mercure est monté à plus de 35 degrés. Record de fréquentation ensuite, avec 34.000 visiteurs pour cette seule journée. A tel point que la circulation sur le site devenait par endroit chaotique. Ce qui ne nous a pas empêché d'assister à quelques grands moments de plaisir auditif. Déjà le troisième jour du festival, et l’épuisement commence doucement à se faire sentir. Mais c’est finalement la chaleur qui l’aura emporté sur la fatigue (au moins 167 degrés sous la tente dès 8 heures du matin). Obligation de sortir le matelas et de continuer sa sieste à l’ombre d’une haie salvatrice, c’est Dour la vie ! Après un casse-croûte typiquement festivalier, nous découvrons que les guitares trash de High On Fire n’ont pas tendance à faciliter la digestion, mais provoquent plutôt des remontées d’acide gastrique (le stress, tout ça, vous comprenez…). Petite ballade digestive dans le village associatif situé au cœur du festival, avant de revenir se poser devant les Locos, groupe de ska et copie quasi-conforme des Ska-P, d’ailleurs fondé par leur ancien chanteur. Translation rapide vers la scène d’a côté pour un moment nettement plus inoubliable : The Congos, formation vocale mythique, au petit air de « Buena Vista Social Club » version Jamaïcaine. Et de fait, leur prestation 101% reggae s’accorde parfaitement avec l’ambiance de vacances et le soleil de plomb qui assoupit doucement les spectateurs de la Last Arena. Total respect man ! Juste à côté, juste après mais dans un tout autre registre, Saule et ses pleureurs, de toute évidence en grande forme, nous gratifiaient d’un concert au style indéfinissable, quelque part entre ballade mélancolique et reprise trash de « Banana Split », en passant par du pop-rock et des morceaux quasi-festifs. Un beau melting pot, pile-poil dans l’esprit du festival. Le soir commence lentement à tomber, et nous nous arrêterons là pour les vraies bonnes surprises du samedi. En effet, c'est une prestation on ne peut plus sympathique mais aussi très attendue, et deux (légères) déceptions qui viendront clore cette troisième journée : An Pierlé & son groupe White Velvet tout d’abord, nous gratifient d’un concert finalement banal et peu convaincant. Hésitant constamment entre lyrisme délassant et rythme entraînant, la prestation parvient tout de même à susciter un regain d’enthousiasme, alors que la jolie An, perchée sur sa baudruche, enchaîne une reprise speed de « Il est cinq heures, Paris s’éveille ». Hélas, c’est déjà le dernier morceau du concert, et le vrai plaisir aura donc été de courte durée. Punish Yourself, ensuite, installé sous la Eastpak Stage, réussit l'exploit d'y faire encore monter la température de quelques degrés. Bodypaintings fluos, blacklights, solo en ré majeur pour scie circulaire et set explosif, les anges noirs de l'indus français nous livrent un show gonflé aux stéroïdes et généreusement soupoudré d'esthétique cyberpunk. On adore ou on déteste, mais dans tous les cas, n'oubliez pas vos bouchons d'oreille. Archive enfin, dont les mélodies restent toujours aussi agréables à écouter, mais qui se sentent plus à l’aise sur CD qu’en concert live, faute d’un chanteur suffisamment charismatique. Peut-être une programmation dans une tente, plus intimiste, aurait mieux convenu ? Reste une prestation pas terrible, pas vraiment mauvaise non plus, mais qui aura peut-être déçu ceux qui découvraient le groupe en live pour la première fois. |
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