Mons : All Over Keith Haring publié le 30/06/2009 par Paola (24 ans)


  • Candidate au titre de Capitale européenne de la culture en 2015, la Ville de Mons entend montrer la place prépondérante qu’elle occupe sur la scène culturelle européenne. Ainsi, elle accueille, pour la première fois en Belgique, un artiste internationalement reconnu : Keith Haring.

    150 œuvres de l’artiste sont exposées sur deux sites (peintures, dessins, sculptures, photos et vidéos) sans compter la pièce maitresse de cette exposition : la série complète de 24 peintures sur plaques métalliques réalisée sur un chantier de construction new-yorkais et jamais exposée dans son intégralité.

    Biographie

    Keith Haring est né en 1958 aux Etats-Unis. A 18 ans, il entame des études de graphisme commercial à Pittsburgh, qu’il poursuivra à l’Ecole des Arts Visuels de New York.

    Visant un accès à l’art par le plus large public possible et inspiré par le graffiti, Keith Haring commence par investir les panneaux publicitaires noirs du métro new-yorkais, sur lesquels il dessine à la craie blanche. Arrêté à de nombreuses reprises pour vandalisme, il n’est sauvé que parce que ses dessins sont éphémères et effaçables.

    Sa première exposition a lieu en 1982 à New York. C’est la révélation. Le public le découvre et plusieurs expositions lui sont consacrées à travers le monde. Il réalisera également des commandes pour des institutions prestigieuses telles que l’Hôpital Necker à Paris. Fréquentant le monde de la nuit new-yorkais et ses stars, il collaborera aussi avec des artistes comme Madonna ou Grace Jones.

    1986 voit l’ouverture du « Pop Shop ». Cette boutique commercialise des jouets, vêtements, posters et autres articles dérivés des œuvres de l’artiste. Par cette action, il entend permettre à chacun d’accéder à son art via des produits bon marché. Les bénéfices ainsi obtenus étant quant à eux distribués à différentes causes soutenant la lutte contre le sida ou l’aide aux enfants.

    En 1988, il apprend qu’il porte le virus du sida et s’engage alors dans une lutte acharnée contre la maladie mais il mourra des complications du sida à l’âge de 31 ans, en 1990.

    Caractéristiques des œuvres de Keith Haring

    Un style facilement identifiable composé d’une répétition de lignes noires représentant des personnages et objets imbriqués les uns dans les autres.

    Les sujets traités par Keith Haring dévoilent son intérêt pour les préoccupations de son époque : le sida, la drogue, le pouvoir de l’argent, le sexe, la religion, l’énergie atomique, la société de consommation, etc. Mais ces thèmes sont abordés sous la forme de symboles, toujours identiques : des soucoupes volantes pour représenter le pouvoir, le serpent renvoie à l’énergie ou à une menace, les pyramides font référence aux traditions anciennes alors que Mickey symbolise la culture populaire…

    Les supports qu’il utilise sont extrêmement variés et hors normes. Souhaitant occuper l’espace urbain et se libérer du milieu culture traditionnel (musées, salles d’exposition), il peint sur les espaces d’affichage du métro, sur les murs de New York, les réverbères, les voitures, le corps des personnalités…

    Keith Haring a l’art dans la peau, il ne réalise aucun travail préparatoire, aucun croquis : il se place face à son support et, d’un seul geste, dessine un monde imaginaire à la portée de tous.

    Parallèlement à cette exposition, plusieurs quartiers du Grand Mons ont développés le projet « Regards des cités » autour de l’exposition. Il s’agissait, pour une petite centaine de jeunes, d’illustrer l’œuvre de Keith Haring.

    Cette magnifique exposition est à voir jusqu’au 13 septembre 2009.
    - BAM : rue Neuve, 8 à Mons
    - Anciens Abattoirs : rue de la Trouille, 17 à Mons

    Paola Anello






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